Activités connexes

Visites guidées du couvent des Sœurs Grises de Montréal

Mercredi 7 octobre 2009

C’est en 1861 que les Sœurs de la Charité de Montréal (Sœurs Grises de Montréal) achetèrent, des Sulpiciens de Montréal, le Mont Sainte-Croix – ou la « Croix Rouge » – délimité par les rues Guy, Sainte-Catherine, Saint-Mathieu et Dorchester (aujourd’hui René-Lévesque).

Réalisée selon les plans du célèbre architecte Victor Bourgeau, concepteur de nombreux édifices religieux à Montréal, la maison-mère des Sœurs Grises de Montréal est un ensemble conventuel d’inspiration néoclassique construit en plusieurs étapes à partir de 1869. De nos jours, le regroupement de bâtiments en pierre à bossage grise forme un plan en H. L’ensemble comprend la maison-mère proprement dite, incluant la chapelle et les annexes, ainsi que la maison des hommes et son annexe. Le centre de la façade principale, donnant sur le boulevard René-Lévesque, est occupé par la chapelle de l’Invention-de-la-Sainte-Croix (1874-1878), classée monument historique en 1974.

Le terrain de la maison-mère des Sœurs Grises de Montréal comprend des allées bordées par de grands arbres, des rocailles, des plates-bandes et un bassin d’eau. Une clôture en fer forgé l’entoure sur trois côtés (sud, est et ouest), et un édifice commercial longeant la rue Sainte-Catherine ferme le domaine au nord. L’ensemble du couvent fut classé site historique en 1976 par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.

 

Grande Conférence dans le cadre des Belles Soirées de l’Université de Montréal

Jeudi 8 octobre 2009 (19 h 30-21 h 30)

Partenaire du colloque international Des couvents en héritage, les Belles Soirées de l’Université de Montréal accueilleront, dans le cadre des Grandes Conférences, Dr. Thomas Coomans, qui fera découvrir à l’auditoire de nombreux trésors internationaux en matière d’ensembles conventuels.

Thomas Coomans Thomas Coomans
Vrije Universiteit Brussel (Belgique)

Thomas Coomans est historien de l’architecture et archéologie du bâtiment, et docteur en histoire de l’art de l’Université catholique de Louvain. Successivement rattaché aux universités de Leiden et de Leuven, il est l’auteur de recherches sur différents aspects de l’architecture religieuse, tant médiévale que néo-médiévale, et sur la problématique de conversion. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages et articles, en plus d’avoir codirigé la publication des actes du colloque Quel avenir pour quelles églises ?/What Future for Which Churches? (Presses de l’Université du Québec, 2006). Il est professeur d’histoire de l’architecture et de la conservation du patrimoine à la Vrije Universiteit Brussel et anime des séminaires au Raymond Lemaire International Centre for Conservation de l’Université de Louvain. Il est également membre de la Commission royale des monuments et des sites à Bruxelles.

Partenaire :
Les Belles Soirées




L’ordre autour du cloître :
l’architecture des abbayes et des couvents, entre tradition, réformes et réaffectations


Au sein de la tradition monastique chrétienne séculaire et apparemment immuable, l'architecture a contribué à l'adaptation de la vie régulière aux besoins changeants de la société (spirituels, colonisateurs, militaires, enseignants, hospitaliers, missionnaires), tout en favorisant l'affirmation d'identités fortes et spécifiques aux différents instituts religieux, dans un esprit apostolique et évangélisateur. Le cadre bâti des communautés religieuses a évolué au gré des grandes étapes d'une histoire monastique quasi bimillénaire, contemplative et active, masculine et féminine, rurale et urbaine. L'architecture des abbayes et des couvents en Europe sera examinée en tant que processus d'organisation matérielle et symbolique de l'espace et du temps, soumis à la clôture monastique et à des règles de vie. Les changements parfois brutaux de visions du monde (réforme protestante, révolution française, déchristianisation contemporaine) ont donné lieu à des suppressions et à des destructions, mais également à des réaffectations prouvant le potentiel architectural des ensembles organisés autour de cloîtres.

 

Visites-guidées de monastères de la Capitale :
à la découverte des Augustines et des Ursulines de Québec

Dimanche 11 octobre 2009

Le monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec
Québec – 11 octobre 2009

Le site, occupé depuis 1644 de façon continue par la même congrégation, abrite l’un des plus anciens ensembles conventuels du Québec. Il témoigne de l’importance des Augustines de la Miséricorde de Jésus, une des communautés religieuses fondatrices de la Nouvelle-France. Sa valeur historique repose sur la longévité de la mission des Augustines, mais également sur sa continuité et son rôle social. De plus, l’ensemble présente une grande unité formelle et crée un enclos conventuel typique d’une communauté religieuse du XVIIIe siècle.

Les parties les plus anciennes du monastère, soit l’aile du jardin (1695-1698) et l’aile du noviciat (1739-1740), représentent de belles réussites de l’architecture du Régime français, tant par la volumétrie – il s’agit du seul couvent de cette époque à reposer sur trois étages de pierre – que par l’exécution de la charpente, de la maçonnerie, de la menuiserie et de la quincaillerie.

Bien que beaucoup plus récent, l’actuel chœur des religieuses (1931) est tout aussi fascinant, puisqu’il permet de comprendre la vie cloîtrée des Augustines qui, jusqu’en 1965, assistaient aux offices liturgiques dérobées à la vue du public.

(Extrait des motifs de l’attribution du statut de site historique et de monuments historiques par le gouvernement du Québec, novembre 2003)

Le monastère des Ursulines de Québec
Québec – 11 octobre 2009

La congrégation des Ursulines, autrefois appelée Compagnie de Sainte-Ursule, a été fondée en Italie en 1535 par sainte Angèle Mérici. En 1639, à la demande des Jésuites, trois Ursulines, dont Marie de l’Incarnation, fondatrice spirituelle, et Mme de la Peltrie, fondatrice temporelle, arrivent à Québec. Sœurs cloîtrées, les Ursulines fondent la première école consacrée à l’éducation des jeunes amérindiennes et des filles françaises en Amérique du Nord. Au cours des années, l’animation pastorale vient se greffer à leur mission éducative. La congrégation des Ursulines est considérée comme le premier ordre enseignant de femmes dans l’Église canadienne.

D’abord installées à la Basse-Ville de Québec, les Ursulines firent construire, entre 1641 et 1648, leur premier monastère. Celui-ci sera rasé par les flammes dans la nuit du 30 décembre 1650. L’année suivante marque le début de la reconstruction du monastère sur les ruines du premier. Au cours des années y seront ajoutées leur chapelle et les nombreuses ailes composant cet impressionnant bâtiment. 

La valeur historique et patrimoniale de cet ensemble conventuel se voit reconnue lorsque certaines composantes du monastère reçoivent une reconnaissance légale, dont la maison des Ursulines (l’actuel Musée des Ursulines de Québec) qui fut classée monument historique en 1964 et désignée lieu historique national en 1972 par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. De plus, le décor sculpté de la chapelle extérieure, ainsi que certains tableaux, ont été classés en vertu de la Loi sur les biens culturels en 1992.